forum du boutmenteux à Fécamp: Poésie, Poèmes, Fables ... - forum du boutmenteux à Fécamp

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Poésie, Poèmes, Fables ... souvent sur le thème de la mer !

#1 L'utilisateur est hors-ligne   migus 

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Posté 03 février 2004, 17:57

Un petit peu de poésie je trouve ça pas mal . (sauf quand c'est à apprendre par coeur !!) Un poème que je trouve beau et dur à la fois et qui reflete un peu une realité sur le monde qui nous entoure . Beauté et calme apparent , sort funèbre caché ...

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où lesoleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans lesoleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

#2 L'utilisateur est hors-ligne   pitchoun 

  • Moussaillon
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Posté 04 février 2004, 14:25

c'est vrai que le dormeur du val est un très bon poème!!
moi aussi j'en ai un à éditer mais l'auteur est anonyme. desolée

Mais quel est il ce monde,
Où toute la violence gronde,
Où personne ne se regarde
Sans etre sur ses gardes?
Il n'y a pas de violence
Sans aucune provocation
Mais il y a toujours méfiance
Sans grande discretion.
Nous sommes tous différents
Dans ce monde si grand
Ce monde si insultant.
On vous regarde et on vous juge
Sans regarder à l'intérieur
Là où se cache que du bonheur
A partager avec autrui
Mais tout le monde le fuit
Par peur de la couleur.
Qui est apte à juger?
Qui se permet de critiquer?
Celui qui se fait insulter
Par pure méchanceté.
Où est l'égalité?
Où est la liberté?
A t'on une fraternité?
Où juste de la violence
Gratuite et insultante
Pour les gens sans défense
Qui vivent dans la tourmente?!

#3 L'utilisateur est hors-ligne   la noiraude 

  • Bosco
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Posté 06 février 2004, 19:38

ahhh le dormeur du val, je me revois récitant cette poésie...
merci Migus

#4 L'utilisateur est hors-ligne   migus 

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Posté 06 février 2004, 20:40

Encore un poème vu à l'école où l'on se moque d'un pauvre zoiseau . Qu'est ce que j'ai pu souffrir à apprendre celui là .

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poëte est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

#5 L'utilisateur est hors-ligne   la noiraude 

  • Bosco
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Posté 06 février 2004, 21:36

en parlant d'oiseau en voici un que j'ai eu à apprendre et qui reste dans ma mémoire
Pour faire le portrait d'un oiseau

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.


Jacques PREVERT

#6 L'utilisateur est hors-ligne   Calvin 

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Posté 26 février 2004, 23:47

La vieille maison abandonnée (Alphonse Lamartine)



Le mur est gris, la tuile est rousse,
L'hiver a rongé le ciment ;
Des pierres disjointes la mousse
Verdit l'humide fondement

La porte où file l'araignée,
Qui n'entend plus le doux accueil,
Reste immobile et dédaignée
Et ne tourne plus sur son seuil.

Les volets que le moineau souille
Détachés de leurs gonds de rouille,
Battent nuit et jour le granit,
Les vitraux brisés par les grêles
Livrent aux hirondelles
Un libre passage à leur nid !

De la solitaire demeure
Une ombre lourde d'heure en heure
Se détache sur le gazon :
Et cette ombre, couchée et morte,
Est la seule chose qui sorte
Tout le jour de cette maison !

A l'heure où la rosée s'évapore
Tous ces volets fermés s'ouvraient à sa chaleur,
Pour y laisser entrer, avec la tiède aurore,
Les nocturnes parfums de nos vignes en fleur.

La mère de sa couche à ces doux bruits levée,
Sur ces fronts inégaux se penchait tour à tour,
Comme la poule heureuse assemble sa couvée,
Leur apprenant les mots qui bénissent le jour.

Moins de balbutiements sortent du nid sonore,
Quand au rayon d'été qui vient la réveiller,
L'hirondelle au plafond qui les abrite encore,
A ses petits sans plume apprend à gazouiller.

Et les bruits du foyer que l'aube fait renaître,
Montaient avec le jour, et dans les intervalles,
Des aboiements du chien qui voit sortir son maître
Les Claviers résonnaient dans le chant des cigales.

#7 L'utilisateur est hors-ligne   la noiraude 

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Posté 27 février 2004, 03:49

je connais peu Lamartine si ce n'est la célèbre citation qui doit d'ailleurs faire partie d'un poème :D

"un seul être vous manque et tout est dépeuplé "

#8 L'utilisateur est hors-ligne   Victoire Lescure 

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  Posté 27 février 2004, 21:45

Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882)
Ce poète était l'une des stars de l'éphémeride aujourd'hui...

Poète américain, auteur d'une œuvre sentimentale, didactique et parfois moralisante, qui reste néanmoins considéré comme un classique en son pays.

Henry Wadsworth Longfellow naquit le 27 février 1807 à Portland, dans le Maine, au sein d'une famille ancienne et respectée. Pour se préparer à son métier d'enseignant, il effectua un long voyage en Europe, puis, à partir de 1825, enseigna les langues modernes, notamment à Harvard. Il cessa cette activité en 1854, quand son succès fut tel qu'il put se consacrer entièrement à la littérature. Devenu de son vivant le poète-lauréat de son pays, il incarnait les idées conservatrices de l'élite bourgeoise. Il mourut le 24 mars 1882 à Cambridge, dans le Massachusetts.

L'oeuvre poétique de Longfellow est caractérisée par des thèmes familiers, des idées simples et une langue mélodieuse. Dès son premier florilège, Voix de la nuit (1839), Longfellow fut reconnu par le public comme un auteur important. C'est pourtant Ballades et autres poèmes (1841), recueil de ses poèmes les plus connus, parmi lesquels « le Squelette en armure », qui le rendit véritablement célèbre. Il écrivit par la suite un recueil assez peu audacieux intitulé Poèmes sur l'esclavage (1842) et trois longs poèmes narratifs sur des thèmes américains, Évangéline (1847), le Chant de Hiawatha (1855) et Miles Standish (1858). Parmi ses autres recueils, citons Ultima Thule (1880). Toujours en vers, il rédigea des Contes d'une auberge au bord du chemin (1863), recueil de brefs récits inspirés des Contes de Canterbury de Chaucer. Il écrivit aussi des romans, comme Hypérion (1839), une traduction en vers de la Divine Comédie de Dante (3 volumes, 1865-1867) et fut lui-même l'auteur d'une Divine Tragédie (1871).

Même si Longfellow reste l'un des poètes américains les plus populaires, on lui reproche souvent aujourd'hui sa superficialité, les lieux communs sur lesquels reposent ses écrits, mais aussi son style, jugé didactique et dépourvu d'une authentique puissance lyrique.





Hymn to the Night

I heard the trailing garments of the Night
Sweep through her marble halls !
I saw her sable skirts all fringed with light
From the celestial walls !


I felt her presence, by its spell of might,
Stoop o'er me from above ;
The calm, majestic presence of the Night,
As of the one I love.


I heard the sounds of sorrow and delight,
The manifold, soft chimes,
That fill the haunted chambers of the Night
Like some old poet's rhymes.


From the cool cisterns of the midnight air
My spirit drank repose ;
The fountain of perpetual peace flows there, --
From those deep cisterns flows.


O holy Night ! from thee I learn to bear
What man has borne before !
Thou layest thy finger on the lips of Care,
And they complain no more.


Peace ! Peace ! Orestes-like I breathe this prayer !
Descend with broad-winged flight,
The welcome, the thrice-prayed for, the most fair,
The best-beloved Night !


Je vous laisse le soin de traduire :D

#9 L'utilisateur est hors-ligne   migus 

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Posté 27 février 2004, 21:53

Victoire je suis sur que t'as tout compris du poème tu peux le traduire stp diable Moi yen a pas compendre le anglais... :D :D

#10 L'utilisateur est hors-ligne   la noiraude 

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Posté 28 février 2004, 06:45

merci Migus j'osais pas le dire
c'est sûr que si vous mettez un texte en Anglais s'il fait plus de 4 lignes je n'essayerai même pas de le lire
j'étais pas mauvaise à l'école pourtant. Il a manqué la pratique ensuite whaaaa

#11 L'utilisateur est hors-ligne   Calvin 

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Posté 28 février 2004, 19:09

moi j'parle couramment anglais.....
....be bop a lula....I love you baby....baby I love you...... whaaaa

#12 L'utilisateur est hors-ligne   la noiraude 

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Posté 28 février 2004, 22:24

ça j'arrive encore à traduire :D
c'est quand ça dépasse les 4 lignes que je renonce :D

#13 L'utilisateur est hors-ligne   clark 

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Posté 29 février 2004, 11:25

En ce jour "hivernal", j'ai effectué une petite recherche sur la neige!

Qu'il neige !

Il neige dans le ciel, sur la colline, sur la plaine.
Les flocons de neige tricotent leurs tapis de laine
Blanche sur la plaine.
Les enfants dessinent leurs petits pas de laine,

Ivres de tant de beauté, rires des jeux joyeux.
Les fenêtres émues s'embuent un peu !
Les arbres secouent leur gilet de laine, heureux
Sous le givre qui les fige comme des amoureux.

Les oiseaux frileux tracent leurs pas de dentelle,
Que la saison est belle
Sous la blancheur éternelle qu'elle épèle !
Hiver, le soleil réchauffera tes caresses de gel

Et tu emporteras tes belles aquarelles
Furtives, en ne laissant que la boue et le sel
Sur la plaine, et pour les rêveuses demoiselles,
Tes chapeaux blancs dans le ciel.

Oh bel hiver,
Qu'il neige, qu'il neige encore un peu
De ta beauté éphémère, écoute ma prière !
Que ta blancheur éternelle remplisse mes yeux !


#14 L'utilisateur est hors-ligne   Victoire Lescure 

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Posté 02 mars 2004, 18:41

Poème à neige

Lourde ta neige
Si chargé de larmes
Ne pleure pas hiver
tu es dur à l'agonie
et tu reviendras

Tu me fouetteras
encore le sang
tu glaceras mes mains
pour échauffer mon esprit
éveiller mon âme

Tu neige à gros sanglot
sans violence
Tu neige simplement
pour la dernière fois

Hiver, hiver!
c'est bien là ton adieu
et je l'accepte sans joie
Le coeur allégé
pour mes forces épuisées

Je voudrais
Mourir comme toi
tant beau à pleurer
le poème que tu neige

Bel hiver!
Ne souffre plus
les affres de l'agonie
Meurs vite!
je ne veux garder de toi
que la rigueur
en souvenir.


MichLab (inconnu, lol!)

#15 L'utilisateur est hors-ligne   Victoire Lescure 

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Posté 02 mars 2004, 18:43

En plus, il fait plein de fautes!! :D

#16 L'utilisateur est hors-ligne   Victoire Lescure 

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Posté 02 mars 2004, 18:50

Entre l'écho lointain
Et l'autre rapproché
Mouvements lents
Et des rameurs
Et des avirons.
Et l'anonymat d'un tic-tac
Monocorde comme un arc vétuste
D'une ancienne montre conservée
Dans l'écrin gardé jalousement
Par un antiquaire.
Je suis à l'écoute
De cette nature mille fois visitée
Dans l'écoulement des saisons
Et l'effacement imperceptible de la vie
Tout est sublimation
Et profonde piété.
D'un cour longtemps altéré
Et d'une âme à la dérive de l'errance
Je ressemble à ce platane solitaire
Entre les deux pôles
De la caducité hivernale
Et le rajeunissement espéré.
Je suis un pont en oscillation
Une simple passerelle instable
Je vis entre continuer
Franchir et attendre
Rester et s'enraciner
Le moindre vent de passage
Une simple note aussi légère
Permet à ma plume d'immigrer
De prendre la voie de l'air
Ou celle de la mer
De la nostalgie d'être versatile
Le ciel assombri s'illumine
Et doucement comme dans un rêve
Où des séquences au ralenti
D'une très belle randonnée pastorale
Furtivement. la neige tombe
Des perles aux couleurs du lever du jour
De cette aube absente/présente
Elles tissent de fines mailles
Des filaments d'argent et de coton
Des milliers de gouttes de rosée
Silencieusement la scène se remplit
Et sous le clavier du vent
J'assiste à une danse féerique
Une écriture majestueuse
Où les arbres muets fleurissent
Où l'horizon se perd, disparaît
Sous le voile blanc qui descend du ciel
La neige continue sa valse du temps
S'emballe, grandit, s'expose.
Comme une belle fée sous sa parure
Nuit de noce pour la mariée.
Robe de noce pour la nature reconvertie
Et le tout m'emporte
Me laisse dans une béatitude innommable
J'écoute le frémissement des arbres
La pénétration de cette sève nourricière
Et je rêve comme rêvent les enfants.
Qui se jettent sur la piste
En enlaçant l'espoir de la vie
Je sors de ma taverne
Quitte la demeure de l'isolement
Un pas en avant, deux en arrière.
Et je souffle le froid de mes membres
Tout pousse, tout grandit
Et l'espace s'étend à l'infini
Linceul blanc ou nappe laiteuse
Tout est charme et envoûtement.
Je sors de mon égarement
Reprend un siège abandonné
Et les oiseaux qui étaient nichés
Entament un chant coordonné
Eloge à cette ultime chasteté
Ce berceau qui est la vraie vie
Mes yeux embrumés
Mes membres alourdis
Retrouvent de nouveau la sérénité


Samedi 1 mars 2003
Kacem Loubay - Khenifra (Maroc)


#17 L'utilisateur est hors-ligne   la fée 

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Posté 08 mars 2006, 11:22

[size=2][fnt=Lucida Sans Unicode]

il y a de bien beaux poèmes
Morphéus tu a l' air de vivre tes baisers aussi bien que tu les citent
a mon tour de vous faire lire quelques beaux poèmes


[size=4]Sables mouvants
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s 'est retirée
et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s' est retirée
Mais dans tes yeux entr' ouverts
deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer

Jacques prevert tiré de son livre Paroles

[/font]


#18 L'utilisateur est hors-ligne   la fée 

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Posté 08 mars 2006, 11:38

vous en voulez d' autres ?? il suffit de demander ! !

PARIS AT NIGHT

Trois allumettes une a une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
la dernière pour voir ta bouche
Et l' obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras

toujours de Prevert soleil.. soleil.. soleil..

#19 L'utilisateur est hors-ligne   la fée 

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Posté 08 mars 2006, 12:32

un petit dernier et je vais passer a table

L' AMIRAL

L 'Amiral Larima
Larîma quoi
La rîme a rien
L' amiral Larima
L' Amiral rien


Prévert
bonne journée de la femme la fée

#20 L'utilisateur est hors-ligne   la fée 

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Posté 16 mars 2006, 16:01

Bonjour à toi....

J'ai écrit ton nom...
Sur un morceau de papier,
Mais...
Par accident j'ai Perdu le papier :

J'ai écrit ton nom...
Dans ma main,
Mais...
Quand je me suis lavé les mains...
Il a Disparu :
vvict$
J'ai écrit ton nom...
Sur le sable,
Mais...
La vague l'a effacé :

J'ai écrit ton nom...
Sur la neige,
Mais...
Le soleil l'a fait fondre :

J'ai écrit ton nom...
Dans mon coeur,
Et...
Il y restera gravé pour toujours !!!


P.S.
Demain commence le mois de..."""L'Amour et Des Je T'Aime """
Envoie ceci a tous ceux que tu aimes, y compris la personne qui te l'a envoyé, si tu l'aimes bien sûr ???
Si tu L'envoie a 10 Personnes Dans les Prochaines 43 minutes ???
Demain ce sera la plus belle journée de ta vie !!!
Passe une belle journée!!!!!
:superok: :flowers: :flowers: :flowers:

#21 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 24 mars 2006, 14:12

Très beau ton poème La Fée, rien que de le lire, le soleil brille dans notre coeur. :superok:

#22 L'utilisateur est hors-ligne   L'décolleux 

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Posté 24 mars 2006, 14:35

Voir le messagemigus, le 27 Feb 2004 - 21:53, dit :

Victoire je suis sur que t'as tout compris du poème tu peux le traduire stp diable Moi yen a pas compendre le anglais... :P :D



Et les fécampois réclament tous le trans-manche !!!!!! ???????????

#23 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 25 mars 2006, 11:24

Me zo ganet é kreiz er mor
Tèr lèu ér méz...


(Je suis né au milieu de la mer
Trois lieues au large...)

Yann Ber CALLOC'H

#24 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 26 mars 2006, 19:45

Ici,
la mer est une seconde terre
qui partage les mêmes saisons :

les jours de houle
l'eau traverse l'île
comme le vent une haie,

les matins de plat
les champs de bruyère s'étirent
jusqu'à l'horizon.

Gérard Le Gouic corsair

#25 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 28 mars 2006, 07:57

de Gérard le Gouic (Ouessant) photo Alain Quemper

Ici
les portes sont basses afin que l'homme
qui entre dans la maison des femmes
s'humilie,

et hautes sont les marches de l'église
afin que l'homme qui les gravit
se grandisse.

#26 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 01 avril 2006, 08:01

Ici on compte sans arrêt :

les mois d'hiver,
les semaines d'été,

les jours à terre,
les nuits en mer,

on compte comme si cela aidait
à ne pas se quitter.

bisous

#27 L'utilisateur est hors-ligne   nana 

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Posté 01 avril 2006, 09:21

mon dieu ,que c'est beau

toute notre vie de marins et de femme de marins

#28 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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Posté 01 avril 2006, 09:33

Comme tu aimes, une autre pour bien commencer le week end :

Ici,
l'amour sépare plus quailleurs
quand il n'y a plus d'amour,

plus qu'un naufrage
n'éloigne de la vie.

Gérard Le Gouic

#29 L'utilisateur est hors-ligne   LE MALOUIN 

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  Posté 01 avril 2006, 18:31

Les amoureux des bancs publics (Georges Brassens)

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

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Posté 02 avril 2006, 18:28

Variations du coeur pensif de Cécile Périn :

Un invisible oiseau dans l'air pur a chanté.
Le ciel d'aube est d'un bleu suave et velouté.

C'est le premier oiseau qui s'éveille et qui chante.
Ecoute ! les jardins sont frémissants d'attente.

Ecoute ! un autre nid s'éveille, au autre nid,
Et c'est un pépiement éperdu qui jaillit.

Qui chanta le premier ? Nul ne sait. C'est l'aurore.
Comme un abricot mûr le ciel pâli se dore.

Qui chanta le premier ? Qu'importe ! On a chanté.
Et c'est un beau matin de l'immortel été.

coucou21

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